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Analyse du baromètre de novembre 2009

Voici donc la seconde édition du baromètre. Elle permet déjà d’observer que, d’un mois sur l’autre, le volume global d’Attention-Rate est quasiment constant. Il n’y a pas plus de signal retour et cela manifeste bien que l’attention est bien une valeur finie. L’espace d’exposition peut bien s’étendre, le signal retour non.

Il est intéressant d’observer les masses. 50% de l’Attention-Rate collecté, en volume, est social (au sens communautaire). Pratiquement 50% de cette masse est captée par le quintet de tête. En octobre, celui-ci a affirmé encore un peu plus sa domination, en trustant 44% de l’Attention-Rate global, contre 35% le mois précédent. Le buzz autour de Google Wave a propulsé Google en leader, avec une croissance de 50%, malgré le fait que Twitter augmente son Attention-Rate de 41% d’un mois sur l’autre. Cette croissance se fait notamment dans le champ des médias. Apple, Microsoft et Google trustent aussi le classement d’Attention Rate réduit à la part média.

Si la moitié de l’Attention Rate est social, Médias et blogs trustent à part égale le reste. Les pages web qui forment le reliquat pèsent pour portion congrue. Dire que les blogs ont un poids d’attention équivalent à celui des médias vous fera sans doute réagir. Les médias ont certes une forte audience, mais les blogs sont tellement plus nombreux. Et les gens le sont encore plus. Les petits ruisseaux forment les grandes rivières. A l’heure d’une nation où le taux de pénétration digital est pratiquement à son plafond (objectif 2012), est-ce bien étonnant ? 14 millions de français ont un profil Facebook, faut-il le rappeler ?

D’une certaine façon, il faut nous habituer à commencer la véritable analyse du classement à partir de la sixième position. Elle est occupée par une marque française. Les marques françaises sont mieux représentées et mieux classées ce mois-ci. Cela tient beaucoup à l’actualité :

  • TF1 est donc la première marque française et la première, au pied du quintet. Elle bénéficie directement de l’actualité politique et notamment de « l’affaire » Jean Sarkozy. Le gain n’est cependant que de 17%. Il est équivalent pour France 2 ou M6.
  • La Poste suit, grâce à une toujours très grande actualité autour. La votation citoyenne notamment et la question des services publics surtout expliquent ce gain. Les blogs, significativement, mais aussi la part communautaire, signent que le débat a lieu en profondeur. L’acuité de ces sujets explique aussi en partie le bond de la SNCF dans le classement. Les français parlent de leurs services publics !
  • YouTube suit et atteint une position plus logique dans le classement. Cela tient notamment au concert de U2.
  • Sony se maintient, de même que Renault, toujours porté par l’actualité de la formule 1. Ford et Citroën ont un Attention-Rate également bien porté par le sport automobile, mais force est de constater que le championnat WRC n’a pas le même impact que la formule 1. Cela dit, la part d’Attention-rate média de Renault est en elle-même supérieure à celui de l’Attention-rate global des marques du classement !
  • D’une manière générale, les marques françaises sont donc mieux représentée. 9 d’entres elles forment d’ailleurs, au grès des sous-classement média et blogs, une sorte de milieu de classement bien compact, où on retrouve DailyMotion, GDF SUEZ, Canal +, Crédit Agricole (grosse croissance ce mois-ci), Citroën, RTL, Air France, Free et Europe 1.

Ce second mois vient donc affirmer des positions. Hors du digital, les marques présentes sont fortement portées par leur actualité, avec parfois de fortes retombées. Blogs et médias vont de paire, et c’est sur le terrain du communautaire qu’il faut rechercher des marques plus en prise avec leur public. Il y a dix marques dont plus de 50% de l’Attention-Rate est social. Dans l’ordre : Twitter (78%), SFR (67%), Google, Facebook, YouTube, EBAY, DailyMotion, Free, Hewlett Packard, Audi. Leur position est plutôt stable d’un mois sur l’autre. Il n’y a à contrario que deux marques à plus de 50% de part média : GDF SUEZ et VEOLIA. Leur position, tout comme celles à fort part média, est très volatile.

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