Après un mois de février très agité et bousculé par Apple, on s’attendait à un retour à l’équilibre des forces.
C’est bien le cas de la marque à la pomme, qui a réussi son coup, mais qui retrouve sa position naturelle. Une position de laquelle il voit s’éloigner Facebook, dont on jugera au graphique ci-dessous que le réseau des réseaux est sur une pente constante et ferme. Une pente qui pourrait amener Facebook à s’approcher de son grand rival : Twitter.
Twitter décroche. C’est la sensation de ce mois de mars. Soutenu par un « effet Haiti » en février, Twitter s’essouffle et perd pied face à Google, alors que les deux marques étaient dans un mano-à-mano très stimulant depuis l’origine du BAM. Google, orgre du net, au sommet de l’olympe de l’attention sur le web. Qui en aurait douté ?
Dans la foule des poursuivants, le Baromètre vient confirmer que la surprise est toujours fortement lié à l’actualité, tout particulièrement quand elle prend une tournure sociale. Les mouvements sociaux, les vrais, stimulent des comètes. Ce sont ces marques qui sortent de leur position (quand ce n’est pas de sous la surface du top50) pour s’exposer, avant de retomber en même temps que les feux de l’actualité.
C’est ainsi que le secteur de la distribution, absent notoire du top50 du Baromètre, fait son apparition. Ikea est en grève et gagne 235% pour se hisser à la 30e place. L’autre marque soumise aux foudres syndicales, Total, gagne 527% et entre même dans le top10. Pendant ce temps, la SNCF, soumise régulièrement à l’actualité sociale, maintient une position durablement entretenue par cet état. L’actualité sociale stimule les communautés et l’attention. Il est simplement regrettable, pour ces marques, de ne s’inscrire que par cette dominante, à défaut de cultiver des centres d’intérêts plus moteurs …
Elles ne sont pas en grève, mais sortent du rang sous les feux de l’actualité également : les banques. Elles ne font pas mentir notre constat du mois dernier, elle le renforcent : c’est sous l’impulsion de leurs annonces de résultat, que la BNP se hisse 19e (elle triple son attention-rate), la Société Générale 46e et le Crédit Agricole 48e. Ce dernier, avec un gain de +906%, illustre parfaitement le phénomène. Ce n’est pas parce qu’on fait chanter ses conseillers que cela suscite de l’attention.
Pour le reste, un léger tassement de l’attention-rate général, mais cela semble bien normal après les feux du changement d’année …


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